Test de Devil May Cry 5 sur Nintendo Switch 2
Capcom et Nintendo, c’est une histoire qui a connu des hauts et des bas. Très présents à l’époque GameCube et Wii, beaucoup moins sur Wii U, les deux maisons ont fini par renouer une vraie complicité dès la Switch originale. Mais Devil May Cry, lui, a toujours fait l’impasse. Alors quand la rumeur d’un portage de Devil May Cry 5 sur Switch 2 a commencé à circuler, j’y croyais à moitié. Confirmé lors d’un Nintendo Direct en juin 2026, le voilà enfin disponible sous le nom Devil Hunter Edition.
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Exactement ce que l’étiquette promet
Soyons clairs dès le départ : Devil Hunter Edition est un portage pur et simple de la Special Edition de 2020, sortie un an après le jeu original. Pas de contenu inédit. Pas de nouveau mode. La seule vraie nouveauté, c’est que Vergil est désormais inclus par défaut, plus besoin de payer pour y accéder. Et c’est suffisant pour faire toute la différence.
Si vous avez déjà fait le jeu plusieurs fois sur d’autres plateformes, vous ne ratez littéralement rien de nouveau. La seule plus-value ici, c’est de pouvoir (re)jouer à DMC5 directement sur votre Switch 2. Pour certains, ça suffira amplement. Pour d’autres, un peu moins.
Pour ma part, je me considère comme un vrai fan de ce jeu, et ça fait plusieurs années que je n’y avais pas retouché. Revisiter DMC5 sur Switch 2 a été un vrai plaisir — presque un cadeau. Et pour celles et ceux qui n’y ont jamais joué : vous allez halluciner.

Performances
Un portage techniquement impeccable. On nous a promis depuis le lancement de la Switch 2 que la console accueillerait des jeux qu’on n’attendait pas vraiment. DMC5 en fait clairement partie, et c’est l’un des meilleurs portages que j’aie vus sur la machine jusqu’ici.
Le jeu vise du 1080p à 60 fps, exactement le même objectif que sur les autres plateformes et il l’atteint sans broncher. C’est net, propre, et d’une fluidité qui ne faiblit jamais, même dans le chaos le plus total des combats. Pour un hack and slash de cette intensité, c’est exactement ce qu’on demande.
Il y a un état de flow presque hypnotique qu’on atteint en jouant à DMC5 quand tout s’enchaîne bien et sur Switch 2, cette sensation est intacte.
Avant ce portage, le sommet de l’action 3D sur Switch 2 tournait probablement autour de la collection Ninja Gaiden. DMC5 vient clairement relever la barre d’un cran supplémentaire.

Gameplay
Quatre personnages, quatre façons de jouer. Le jeu propose quatre personnages jouables : Dante, Nero, Vergil, et le mystérieux V. Le tour de force de Capcom, c’est de réussir à rendre chacun distinct malgré le fait que trois d’entre eux manient une épée. Ça fonctionnait à la sortie en 2019, ça fonctionne toujours aujourd’hui.
Dante : Rapide, polyvalent, spectaculaire. Le pilier de la série, toujours aussi jouissif à manier.
Nero : Nerveux et punchy, avec son bras démoniaque qui ouvre des possibilités de combo bien à lui.
Vergil : Précis, élégant, redoutable. Disponible dès le départ ici — enfin.
V :Le plus singulier du quartet : il invoque des familiers et reste en retrait pour porter le coup de grâce. Un vrai changement de rythme.
V reste à mes yeux le plus fascinant des quatre. À l’époque, son style avait un peu divisé les fans tant il s’éloigne du combat frontal classique — mais ses niveaux apportent une vraie respiration dans la structure du jeu, et je me suis toujours autant amusé pendant ses passages.

Les petits défauts persistants
Le mode photo n’a toujours pas évolué. Devil Hunter Edition récupère tout ce que l’édition originale proposait y compris ses défauts. Le mode photo, déjà jugé faible à l’époque, reste exactement dans le même état. Pas d’amélioration, toujours aussi limité qu’à sa sortie sur la génération précédente.
Mais ça ne pèse pas lourd. Un mode photo en retrait et une absence totale de contenu inédit ne sont clairement pas suffisants pour entacher la note. Aucun jeu d’action sur Switch 2 ne peut rivaliser actuellement avec ce que propose DMC5.
Pour
- Portage technique exemplaire : 1080p, 60fps stable
- Vergil inclus dès le départ, sans DLC payant
- Quatre personnages aux styles vraiment distincts
- Toujours l’un des meilleurs character action games jamais créés
- Le meilleur jeu d’action actuellement sur Switch 2
Contre
- Aucun contenu inédit par rapport à l’édition 2020
- Mode photo toujours aussi limité
- Rien de nouveau pour ceux qui l’ont déjà fini ailleurs
Verdict

Un must-have, surtout si vous ne l’avez jamais joué. Devil May Cry 5 Devil Hunter Edition apporte l’action démoniaque la plus aboutie de la franchise sur Nintendo Switch 2. C’est un portage fabuleux sur le plan technique, même s’il n’apporte rien de neuf et traîne toujours son mode photo poussif.
Si vous n’avez jamais touché à ce jeu, il n’y a tout simplement aucune excuse pour ne pas vous lancer immédiatement. L’action excessive, les cinématiques stylées, le sentiment de puissance grandissante — tout est intact, six ans après. Et pour l’instant, rien sur Switch 2 ne joue dans la même cour.