Nintendo condamné à 35 millions d’euros d’amende pour les Joy-Con défectueux de la Switch
Nintendo of Europe écope d’une amende de 35 millions d’euros pour le scandale des Joy-Con défectueux de la Switch. Retour sur une affaire majeure.
C’est une affaire qui traîne depuis des années et qui vient enfin de connaître son épilogue. Nintendo of Europe a accepté de payer une amende de 35 millions d’euros après une enquête menée en France concernant les célèbres problèmes de “drift” des Joy-Con de la Nintendo Switch.
Nintendo Switch 2 : un nouveau modèle arrive avec une grosse nouveauté
Un Nintendo Direct la semaine prochain selon ce leaker réputé !
Minecraft sur Nintendo Switch 2 : une version native en approche ?
Une enquête lancée après des milliers de plaintes
Tout commence en 2020, lorsque l’association UFC-Que Choisir dépose une plainte. En cause : des dysfonctionnements récurrents des manettes Joy-Con, provoquant des mouvements fantômes ou une perte de contrôle en jeu.
La DGCCRF (Répression des fraudes) ouvre alors une enquête. Celle-ci conclut que Nintendo n’a pas informé correctement les consommateurs sur ces problèmes entre 2018 et 2023, malgré leur connaissance du défaut.
Le “drift” des Joy-Con au cœur du problème
Le phénomène de drift est bien connu des joueurs :
- mouvements involontaires des personnages
- sticks analogiques qui répondent mal
- blocages ou commandes inversées
Selon l’enquête, cette communication tardive aurait eu un impact direct sur les consommateurs, certains préférant racheter de nouvelles manettes plutôt que de passer par le service après-vente.
⚠️ Sur demande du procureur, la DGCCRF a mené une enquête pour pratique commerciale trompeuse concernant un dysfonctionnement affectant certaines manettes Joy-Con de la console Nintendo Switch 1 lancée en mars 2017.
En savoir plus⤵️https://t.co/a0UD6jDVZo pic.twitter.com/KRgcsUci1o— DGCCRF (@dgccrf) June 8, 2026
Nintendo reconnaît les faits et accepte une sanction
Face aux conclusions transmises au procureur de Nanterre en 2025, Nintendo of Europe a accepté une transaction pénale de 35 millions d’euros.
Mais ce n’est pas tout :
- le constructeur s’est engagé à publier un communiqué officiel
- les réparations des Joy-Con défectueux sont désormais gratuites, même hors garantie
- cet engagement s’inscrit dans une action coordonnée à l’échelle européenne
Une affaire emblématique pour l’industrie
Ce dossier marque un tournant important pour l’industrie du jeu vidéo. Rarement un constructeur aura été sanctionné à ce niveau pour un problème matériel.
Il met aussi en lumière un enjeu clé : la transparence vis-à-vis des joueurs. À l’heure où les consoles et accessoires deviennent toujours plus complexes, la gestion des défauts techniques devient un sujet majeur.
Et maintenant ?
Si cette affaire semble close juridiquement, elle pourrait laisser des traces sur l’image de Nintendo en Europe. Reste à voir si le constructeur saura éviter ce type de controverse à l’avenir, notamment avec ses futures consoles.
Tags
Articles connexes