Doom Eternal : Test, avis et infos sur le jeu

Bethesda prépare avec grande attention sa prochaine production, développée par id Software, le très attendu Doom Eternal. Après 3 niveaux et 3 heures 30, que vaut donc cette suite ?

id Software avait réussi un coup de maître en 2016, avec le retour de Doom premier du nom. Le studio de développement nous fait miroiter sa suite depuis quelques temps déjà. Après un report au 20 mars, beaucoup de joueurs attendent ce titre avec impatience.

Les trailers promettent beaucoup, mais que vaut réellement le jeu ?

Une musique jouissive

Il est assez rare qu'un test de Doom commence par parler de musique vu le style de jeu, et pourtant, quelle musique... Toujours signée par le compositeur Mick Gordon, elle vous prend aux tripes dès l'ouverture du menu. Il est conseillé de jouer au jeu avec un casque, pour en profiter pleinement !

Ce métal sans voix à la guitare déchaînée retransmet très bien cette envie de tuer tout ce qui bouge, en sautant et en courant partout. La musique de Doom Eternal n'a rien à envier au reste de l'industrie, tant elle est en harmonie avec son jeu. 

Cet environnement ne nous inspire pas de la musique classique. À id Software non plus.
(crédits image : Bethesda)

 

Maintenant, petit tour par les bruitages en combat. Ce point est particulièrement important dans les jeux pour vous permettre de repérer des ennemis au son, mais surtout pour ressentir réellement l'impact de vos coups ou les effets de vos armes. Des bruitages bâclés vous donneront l'impression de tirer avec un pistolet à plomb, ce qui n'est pas du tout le cas dans Doom. Un soin tout particulier, que ce soit au niveau des effets et des bruitages, a été apporté pour vous donner une impression de puissance lorsque vous tirez (à l'exception notable du fusil à plasma), ou lorsque vous frappez

Du combat et de la tactique dans Doom

Jouer  à Doom Eternal aest fatiguant, il faut bien le dire. Entre la musique et le rythme effréné des combats quelques heures sans arrêt, c'est un peu long. Mais est ce que cela veut dire que Doom est mauvais ? Non, loin de là. C'est même à notre sens une partie importante de ce jeu défouloir : vous bourrinez pendant 70% du temps, à sauter partout et à tirer, en stress souvent si vous jouez avec une difficulté assez élevée. Cette dernière est très bien dosé.

Passons donc très vite le point négatif de la fatigue pour parler de ce fameux 70% du temps. Le shooting, le tir, le défonçage de démon, la BAGARRE. Vous devrez vous battre contre des démons dans des arènes ou des couloirs. Sans surprise, malgré quelques possibilités d'exploration, Doom est très linéaire. Vous pourrez explorer quelques passages secrets, mais globalement le jeu est un enchaînement de salles (couloir - arène - couloir - arène  - salle...), rien de très novateur en terme de game design. Les combats dans les couloirs sont agrémentés d'interactions avec l'environnement toujours sympathiques. 

Les arènes et les environnements très diversifiés cassent la répétitivité du jeu (crédits image : Bethesda)

 

La diversité du jeu se trouve dans la combinaison de possibilités entre les types d'arènes, d'ennemis et de compétences du Doom Slayer. Les combats dans les arènes - très variées en forme et en taille, et gagnant beaucoup en verticalité par rapport au premier opus - offrent des choix d'approche très intéressants.

Le jeu est plus tactique, mais toujours aussi violent dans les exécutions. La difficulté est très bien gérée dans le jeu : en jouant en mode très difficile (Cauchemar), nous avons eu une expérience de jeu très intense. Il faut vraiment prendre en compte la forme de l'arène, le type de monstre que vous affrontez, vos armes, vos munitions et vos compétences pour tirer le maximum de chaque situation. 

Utilisez la hauteur et les points faibles des ennemis pour faciliter les affrontements
(crédits image : Bethesda)

Doom est un jeu défouloir à souhait, mais si vous ne jouez pas en mode facile il sera nécessaire d'avoir une approche beaucoup plus tactique du jeu. Foncer dans le tas sans réfléchir ne vous apportera rien, et même en réfléchissant vous risquez de mourir de temps en temps. Et cet aspect tactique ajoute vraiment une nouvelle dimension au jeu, sans polluer le côté si agréable et bourrin du titre. Il ne faudra surtout pas tuer tous les petits monstres dès le départ du combat par exemple, car ces derniers vont servir de sacs de munitions, de vie ou d'armures selon la façon dont vous les finissez. Profitez de vos positions en hauteur, détruisez les points faibles, courrez à la recherche d'un zombie à éclater au sol pour récupérer vos points de vie.. Tout est bon dans les combats de Doom. La mobilité du personnage est aussi très agréable et offre des possibilités de jeu incroyables.

Énigmes, personnalisation, équilibrage et interface de Doom

Si vous avez compté, nous avons parlé pour l'instant de 70% du jeu. Il nous reste donc 30% ! Et ces 30% se trouvent dans les énigmes, les phases de plateforme et la personnalisation. Les énigmes n'ont pas grand intérêt en soit et les amoureux des casses-tête n'y trouveront pas du tout leur compte. Cependant, elles sont agréables, ralentissant un peu le rythme du jeu pour vous permettre de souffler et d'apprécier l'environnement de Doom, si bien travaillé et à la direction artistique si léchée. L'ambiance est enivrante et ces moments de calme rendent très bien hommage au titre. 

Les plateformes et les énigmes permettent au moins d'explorer un environnement magnifique
(crédits image : Bethesda)

Les phases de plateforme ne sont pas particulièrement intéressantes non plus, mais elles vont servir d'apprentissage pour vous habituer à la physique particulière de votre personnage. Le Doom Slayer a tendance à sauter comme s'il était en apesanteur, et son double saut doit être lancé très tardivement car sa vitesse de chute est très lente. La distance de dash aussi n'est pas claire, et les phases de plateformes vont vous aider à vous y habituer. Les déplacements du Doom Slayer en combat ont beau être vraiment agréables, il en ressort quand même des impressions de jeu d'une péniche sur la Lune

Si la mobilité est à côté de la plaque (parfois littéralement), la personnalisation est assez brouillon. Il existe 4 façons différentes d'améliorer votre personnage :

  • En améliorant les armes et gadgets ;
  • En améliorant l'armure ;
  • En améliorant les statistiques ;
  • Grâce à des runes.

Ces différents systèmes sont très différents, ce qui rend la personnalisation assez opaque et assez peu compréhensible au départ.

Nous ne parlons pas de l'histoire dans ce test. Il existe des moments scénaristiques importants construisant de la tension et nous vous conseillons de jouer à Doom 2016 si vous voulez comprendre toutes les enjeux scénaristique de ce titre. Même si beaucoup d'éléments collectibles étoffent le fond scénaristique, l'histoire du jeu reste assez basse de plafond.

L'histoire n'est peut être pas très intéressante, mais peut-être qu'on pourra tuer des anges sur du hard métal. Et ça c'est cool. (crédits image : Bethesda)

Pour terminer sur le point noir du jeu : la lisibilité et l'interface. Problème récurrent de jeux aussi violents, ce qui s'affiche à l'écran n'est pas toujours lisible. Et quand ce soucis vous vaut des morts stupides, c'est particulièrement agaçant. Enfin, l'interface est complètement éclatée sur l'écran, dispersant toutes les informations qui ne sont elles-même pas claires du tout ! Le temps de récupération des armes secondaires tout particulièrement se fait globalement au feeling. 

Doom Eternal, excellent successeur de Doom 2016

Malgré ces petits points sombres, Doom Eternal sera un excellent successeur à Doom 2016. Le jeu reste un magnifique défouloir, autant bourrin que technique, avec une multitude d'ennemis à abattre, encore et encore, dans des gerbes de sangs. Si vous adorez les jeux à la Diablo, où vous défoncez des monstres mais à la première personne, jetez-vous dessus. Si vous cherchez un jeu calme et demandant une profonde réflexion, passez votre chemin.