Crimson Desert

Test de Crimson Desert : est-ce le GOTY ou la douche froide ?

Par Doomhexia
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C’était avec un grand enthousiasme que j’ai accepté de me lancer dans l’aventure signée Pearl Abyss : Crimson Desert. Après des années d’attente, j’ai eu la chance de pouvoir le tester pour vous, et sincèrement, il y a pas mal de choses à dire, et des bonnes, comme des mauvaises.

Je vais être directe : non, il ne s’agit pas d’un Red Dead Redemption-like, loin de là, et il ne s’agit pas non plus d’un Soulslike. Sincèrement, c’est un mélange de tout, et je pense que c’est bien ça le problème…

Crimson Desert a vu grand, très grand !

Dès le début, nous sommes plongés dans l’ambiance, c’est la guerre et nous devons nous battre : ne vous inquiétez pas, il s’agit surtout d’un tuto pour apprendre à manier son arme et apprendre les mouvements de base, et ce n’est qu’après que nous sommes plongés dans l’histoire et cette ambiance que j’ai adorée.

Nous nous retrouvons donc sur le continent de Pywell, et notre but est avant tout de retrouver nos camarades perdus durant la bataille contre les Ours Noirs. Pour cela, nous avons une longue quête qui commence, et les premières heures sont surtout là pour nous guider sur tout ce qu’il y a à savoir, et il y en a pas mal : le monde « normal », celui des abysses (on y reviendra un peu plus tard), bref, le gameplay offre déjà pas mal de possibilités et sincèrement, on s’y perd. Quoi qu’il en soit… Vos premières heures se dérouleront principalement à Hernand et ses alentours, et pas mal de quêtes nous aident à faire connaissance avec les PNJ principaux qui nous accompagneront tout au long de l’histoire.

Malheureusement (ou heureusement, cela dépend sincèrement de vos goûts), le début peut paraître un peu mou, mais les choses s’accélèrent clairement lorsque vous rencontrez le premier vrai boss, et non des moindres : le Diable des Roseaux. C’est alors que le jeu change clairement de style, et j’ai eu l’impression d’être au milieu d’un boss d’Elden Ring mais avec une IA plus poussée qui m’a rendue folle. De base, je ne suis clairement pas une amatrice de ce style de jeu, et j’ai eu énormément de mal à le battre (pas moins d’une vingtaine d’essais oui oui) tant ses actions sont parfois imprévisibles (et quel plaisir de se rendre compte que le bougre n’a pas une, ni deux, mais bel et bien trois phases).

Une fois ce dernier tué, j’ai compris que la suite n’allait pas être de tout repos, et je ne pensais pas si bien dire : l’histoire est ni plus ni moins qu’un enchaînement de quêtes à travers lesquelles nous devons rendre des services à des PNJ, puis comme par magie, un boss nous attend. Mais avant cela, nous devons agrandir nos camps, et quelle histoire encore, mais je reviendrai sur ce point un peu plus tard.

Après quelques heures de jeu, j’ai compris les mécaniques principales et les combats m’ont paru plus simples et en trois ou quatre essais, c’était fini. Si vous êtes amateurs des Soulslike, vous serez conquis. Mais pour ceux qui aiment foncer dans le tas, ça se passe comment ? Eh bien là aussi vous serez servis ! En effet, il y a tout un chapitre à travers lequel vous allez devoir tuer, tuer, et encore tuer des ennemis, dans des énormes champ de bataille, et sans cesse, afin de prendre possession de certaines terres pour sauver des résidents. Bien que redondant, c’était tout de même plaisant mais certainement un poil long, je ne vais pas vous mentir…

Dans ce test, je vais bien évidemment éviter de spoiler l’histoire, mais celle-ci n’est malheureusement pas des plus marquantes, Crimson Desert présente un scénario assez bateau et il n’y a pas vraiment de surprises, c’est une déception de ce côté-ci pour moi.

Des combats, mais aussi des casses-têtes

Outre tous les combats contre les différents ennemis et factions (et il y en a beaucoup), il y a également des phases qui se déroulent dans ce qui se nomme l’Abysse. Ici, il s’agit ni plus ni moins que d’un monde qui se trouve haut dans le ciel, et durant les premières heures de jeu, vous allez apprendre à faire connaissance avec celui-ci.

Il se présente avec pas mal d’énigmes, de casses-têtes à résoudre, et si ce côté aurait pu être un vrai plus pour le jeu, malheureusement il y a un énorme défaut pour moi : parfois les explications ne sont clairement pas limpides et on met pas mal de minutes à trouver ce qu’il faut faire, ce qui peut vite devenir frustrant.

Finalement, est-ce que tout ce côté Abyssal, qui octroie certains pouvoirs à notre protagoniste, était nécessaire ? Eh bien j’aurais tendance à répondre « pas vraiment ». Si certaines mécaniques sont sympas, elles ne révolutionnent rien et parfois on s’y perd plus qu’autre chose.

Néanmoins, petit plus de ce monde Abyssal : il diffère pas mal du reste du jeu, on y retrouve des mécaniques « futuristes » avec une ambiance bien différente, ce qui n’a absolument rien à voir avec le côté fort médiéval que nous avons habituellement.

Un jeu où les défis et les collectibles font partie de l’expérience, mais pas que !

Si vous n’aimez pas les jeux à travers lesquels il y a plein de choses à faire, de quêtes secondaires à accomplir, de défis à relever ou bien de collectibles à ramasser, passez votre chemin ! Mais si vous aimez tout ça, vous allez être heureux.

En effet, dans Crimson Desert, outre l’histoire principale, comme je le disais, à côté de ça il y a toutes les quêtes secondaires à faire, avec également pas mal de défis à relever qui vous permettent d’augmenter votre arbre de compétences.

Par exemple, afin d’améliorer ce dernier, vous avez bien évidemment les missions principales à terminer pour à la fin, obtenir ce qui s’appelle un Artefact Abyssal (qui vous sert à améliorer vos compétences), mais vous avez également des défis à relever qui vous permettent aussi d’en obtenir. Pour ce faire, vous devez mettre la main sur un Artefact Abyssal scellé et découvrir le défi qu’il faut effectuer, et une fois ce dernier relevé, vous obtiendrez un artefact. Les défis sont assez rapides dans l’ensemble et simplistes : porter 5 oiseaux, glisser sur 100 mètres ou bien tuer 3 ennemis sans subir de dégâts. Comme vous pouvez l’imaginer, il y a un paquet d’artefacts scellés à récupérer.

Par ailleurs, question collectibles, il y en a de toutes sortes : recettes de cuisine, livres de compétences, morceaux de cartes au trésor, des clés, ou bien encore certains documents.

Et côté quêtes secondaires, il y en a pas mal et c’est un bon point car parfois l’histoire peut vite être frustrante tant on enchaîne les boss : bon, bien sûr il y a des boss dits « secondaires » (qui ne font pas partie de l’histoire principale), mais il y a aussi des primes qui rapportent plus ou moins d’argent, des quêtes à faire auprès des PNJ de notre camp ou bien qui font partie de notre entourage ou de Hernand (cela augmente les relations et c’est un bon point pour profiter de certains avantages auprès d’eux), bref, vous avez de quoi faire (il y a même plusieurs tables de jeux si jamais!).

Enfin, il y a également toute une partie exploration qui a son importance car celle-ci vous permet de mettre la main sur des ressources dont vous aurez besoin comme le fer, le bois, certains minerais comme de l’héliotrope, des diamants, ou bien encore de l’épidote. Je ne vais pas vous mentir mais j’aurais apprécié que ce point soit un peu plus poussé et mis en avant, mais bon, il ne s’agit pas de Minecraft non plus, et le point positif, c’est que cela permet de faire une grosse pause dans le jeu et surtout, de profiter des paysages et décors qui sont tout bonnement incroyables.

Des explications et une interface qui rendent fou

Je vais parler maintenant des plus gros défauts du jeu, selon moi bien-sûr. Comme je le disais un peu plus haut, après avoir tué le Diable des Roseaux, vous devez « agrandir votre camp ». Jusque là, rien de bien sorcier, enfin, c’est ce que je croyais !

Malheureusement, la traduction a été faite avec l’IA car sincèrement, j’ai eu (et d’autres collègues du milieu aussi) beaucoup de mal à comprendre comment faire tant l’instruction peut paraître incompréhensible, et il en va de même pour le menu, l’interface, qui font mal à la tête : tout est fouillis, parfois mal traduit, alors on ne comprend pas grand chose et c’est extrêmement frustrant pour un jeu de cette carrure. Sincèrement, il vaut mieux jouer avec le jeu en anglais car c’est largement plus clair.

Des promesses qui finalement n’ont pas fait mouche

D’autres points, décevants : on nous annonce trois personnages jouables, mais sincèrement, ils passent en second plans et ne servent presque à rien ; en ce qui concerne les montures, ici il faut pas mal d’heures de jeu pour les débloquer ; ce n’est malheureusement pas un véritable open-world : si vous essayez d’aller le plus loin possible, vous verrez un message vous demandant de faire demi-tour, avec un timer…

Crimson Desert, GOTY ou pas GOTY ? Mon verdict

Note : 7/10

Pour finir, bien qu’il se présentait comme étant très prometteur, si les premières heures étaient incroyables, j’ai vite été un peu déçue de Crimson Desert (pas dans son entièreté non plus). Trop de problèmes de compréhension qui gâche l’expérience et frustre, quelques bugs parfois, une histoire banale, sur trois personnages jouables, il n’y en a qu’un seul avec lequel on joue vraiment, beaucoup trop d’ennemis et de boss à enchaîner, au bout d’un moment, on a clairement l’impression de ne faire que ça et c’est très dommage…

Après, je ne dois pas oublier que dans mon cas, j’ai dû enchaîner beaucoup d’heures pour parvenir à la fin de l’histoire et c’est dans le cadre d’un test. Mon ressenti sera donc différent d’une expérience d’un joueur qui lui, jouera à son rythme, et j’ai quand même beaucoup apprécié certaines choses comme la contemplation des paysages, et surtout le côté exploration, quêtes secondaires, qui sont vraiment nécessaires au milieu de toutes ces batailles.

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