Saros

Test Saros : un successeur ambitieux et maîtrisé à Returnal

Par Léo Girardeau
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Quand Housemarque a sorti Returnal en 2021, le studio avait frappé fort avec un roguelite exigeant, nerveux et profondément marquant. Cinq ans plus tard, le studio revient avec Saros, une nouvelle licence qui reprend cette base… tout en cherchant à l’ouvrir à un public plus large. Après plusieurs heures passées dessus, une chose est claire : on tient là un des gros jeux PS5 de l’année, même s’il n’est pas exempt de défauts.

Un successeur spirituel ambitieux à Returnal

Dès les premières minutes, Saros impose son rythme. On passe l’immense majorité du temps à combattre, et heureusement, c’est là que le jeu excelle. Les affrontements sont rapides, lisibles malgré le chaos, et surtout extrêmement satisfaisants. On retrouve cette sensation propre aux jeux de type bullet hell, avec des vagues de projectiles colorés qui envahissent l’écran. Très vite, on apprend à reconnaître les menaces : les tirs bleus peuvent être traversés ou absorbés, les rouges doivent être évités à tout prix, tandis que les verts punissent encore plus en réduisant la vie maximale. Ce système simple en apparence crée une profondeur immédiate, et chaque combat devient un mélange de réflexes, d’anticipation et de sang-froid.

Un gameplay nerveux et extrêmement satisfaisant

Manette en main, le plaisir est constant. Les déplacements sont fluides, le dash répond parfaitement, et chaque arme a un vrai impact. J’ai particulièrement apprécié la variété de l’arsenal, qui pousse à adapter son style de jeu en permanence. On peut être tenté de prendre l’arme la plus puissante sur le papier, mais dans les faits, tout dépend de la situation. Le jeu récompense clairement la réflexion et l’adaptation plutôt que le simple réflexe. À cela s’ajoute une utilisation très réussie de la DualSense, avec des vibrations marquées et des gâchettes adaptatives qui renforcent vraiment les sensations en combat. Certaines séquences sont si intenses qu’on en ressort presque physiquement marqué.

Une accessibilité mieux pensée sans trahir l’expérience

Là où Saros se démarque vraiment de Returnal, c’est dans sa volonté d’être plus accessible. Le jeu reste difficile, il ne faut pas se mentir : on meurt souvent, parfois brutalement. Mais contrairement à son prédécesseur spirituel, il donne davantage de contrôle au joueur. Le système de progression permanente permet de renforcer progressivement le personnage, ce qui rend chaque tentative utile, même en cas d’échec. Surtout, il est possible d’ajuster certains paramètres pour rendre l’expérience plus abordable. J’ai moi-même utilisé ces options à un moment précis, face à une séquence répétitive qui commençait à me lasser. Pouvoir adapter temporairement la difficulté m’a permis de garder le plaisir intact, sans me sentir bloqué.

Ce choix ne plaira pas à tout le monde, notamment aux puristes qui préfèrent une expérience brute et inflexible. Mais à mes yeux, c’est une excellente décision. Elle permet à davantage de joueurs d’aller au bout de l’aventure et d’en voir le meilleur, notamment les combats de boss.

Des combats de boss spectaculaires mais parfois inégaux

Car oui, les boss sont clairement l’un des points forts du jeu. Spectaculaires, exigeants, souvent impressionnants dans leur mise en scène, ils marquent durablement. Certains pourraient facilement passer pour des boss de fin dans d’autres jeux. Cela dit, tout n’est pas parfait : j’ai été un peu déçu de voir l’un d’eux réutilisé plus tard comme ennemi classique. Même affaibli, cela casse un peu l’impact initial et renforce une légère sensation de répétition lors de certaines runs.

Une direction artistique solide portée par une technique irréprochable

Visuellement, Saros est une réussite. Les environnements sont variés, étranges, parfois magnifiques dans leur étrangeté. Le jeu reste fluide en toutes circonstances, même lorsque l’écran est saturé d’effets et d’ennemis. Techniquement, c’est du très solide. En revanche, j’ai trouvé que les personnages humains manquaient un peu de finition, notamment dans leurs expressions faciales. Cela peut paraître anecdotique, mais dans les moments narratifs, ça crée un léger décalage.

Une narration en retrait malgré une fin réussie

Et justement, la narration est sans doute l’aspect qui m’a le moins convaincu. L’histoire met du temps à décoller, et j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. Contrairement à Returnal, qui parvenait à intriguer très rapidement, Saros peine à captiver sur la durée. Tout n’est pas à jeter, loin de là : la fin relève clairement le niveau. Mais il faut accepter que l’intérêt narratif arrive tardivement.

Une rejouabilité naturelle portée par le plaisir de jeu

Malgré cela, difficile de lâcher la manette. Le gameplay est tellement prenant qu’on y revient naturellement. Même après avoir vu les crédits, l’envie de replonger est bien là, que ce soit pour améliorer son personnage, découvrir de nouvelles zones ou simplement profiter du système de combat.

Notre verdict sur Saros

 

9/10

Au final, Saros est une réussite. Il ne surpasse pas totalement Returnal sur tous les aspects, notamment sur la narration, mais il réussit quelque chose de tout aussi important : rendre son expérience plus accessible sans la dénaturer. C’est un jeu intense, exigeant, mais aussi terriblement fun, qui justifie à lui seul de posséder une PS5.

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