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LoL : Les raisons de penser que G2 aura un Spring Split difficile - LEC 2019

League of Legends, LoL, LEC, G2 Esports, Caps, Perkz, Wunder, Mikyx, Jankos, Spring Split

G2 est perçu comme l'un des favoris de la LEC, mais ce titre est-il vraiment merité ?

G2 Esports a fait couler beaucoup d’encre durant le mercato, que ce soit par le recrutement du midlaner de Fnatic, Rasmus « Caps » Winther, la rumeur de plainte des autres structures de la LEC ou encore le passage de Luka « Perkz » Perkovic au rôle d’ADC, l’organisation n’a laissé personne indifférente. Fort d’une demi-finale aux derniers mondiaux et d’un rôle de « méchant » pleinement assumé au sein de la LEC, l’équipe est considérée par la majorité des analystes et observateurs de la scène comme le favori pour le titre européen, voire même prenne pour acquis que la cohésion se créera sans encombre. Et pourtant de nombreuses interrogations subsistent autour de l’effectif, et G2 devrait connaître un Spring Split plus difficile que certains ne l’imaginent.

 

 

Une superteam ... et alors ?

 

Wunder, Jankos, Caps, Perkz, Mikyx. Sur le papier, cet effectif cinq étoiles est des plus impressionnants. Le toplaner danois sort d’un mondial fantastique, Jankos et Mikyx font partie des meilleurs joueurs à leur poste depuis plusieurs saisons, tandis que Perkz et Caps sont parmi les meilleurs joueurs que le vieux continent ait vus évoluer. Mais en 2019 il est de notoriété publique que créer une superteam est tout sauf synonyme de résultat. TSM en 2018, KT Roslter en 2017, OMG et Elements en 2015, Team Vitality en 2016 … Les exemples sont nombreux, les réussites une exception. Si en 2016 avec le recrutement de Zven et Mithy G2 pouvait être considéré comme une superteam, il existe une énorme différence entre les deux cas de figure : en 2016 des synergies étaient déjà existantes, alors que cette saison tout est à reconstruire ou presque.

À lire aussi : Misfits, une line-up trop hype ?

 

 

Un collectif qui interroge

 

Qui dit superteam dit star, et qui dit star dit souvent joueur demandeur en ressources, et cette itération de G2 ne déroge pas à la règle. Wunder, Caps, Perkz et dans une moindre mesure Jankos, sont tous des joueurs qui ont été au centre de leur composition. La performance exceptionnelle de G2 au mondial 2018 est en grande partie due à son trio topside et sa capacité à prendre le dessus sur son vis-à-vis, tout en délaissant la botlane. L’an dernier Fnatic a bâti son succès, notamment durant l’été, sur le talent inégalé du prodige danois, qui ne sera stoppé que par Rookie, le meilleur joueur du monde, en finale des Worlds. D’une autre manière, Mikyx est aussi habitué à recevoir de l’aide de ses coéquipiers, lui et Hans Sama ayant été le centre du jeu de Misfits l’an passé. Ce profil est très proche de celui qu’avait KT Rolster en 2017, et il aura fallu quatre splits, et un changement de joueur, pour que Score et sa bande parviennent à remporter un titre malgré des saisons régulières plutôt bonnes.

 

Les commentateurs de la LEC ont une très haute estime de G2

 

D’autant plus qu’un autre facteur vient s’ajouter dans le développement de cet effectif, et c’est bien évidemment l’instabilité chronique de ses membres. Si Wunder est un peu à part puisqu’il est surtout dépendant à la méta (il est bien plus à l’aise sur les champions carrys que sur les tanks), les autres membres du collectif ne sont pas réputés pour la constance de leurs performances. Caps est probablement le meilleur joueur occidental à avoir joué en compétition, capable de gagner à lui seul des parties, mais également d’en perdre. Pour limiter les risques et exploiter au maximum le potentiel de son joueur, Fnatic a dû mettre en place un jeu où toute l’attention était portée sur la midlaner, avec des passages très fréquents de Broxah et d’Hylissang. De son côté Jankos, bien que réputé pour ses talents de jungler, et un accoutumé des passages à vide, en témoigne sa mort pour une balise de vision contre Phong Vu Buffalo durant le mondial, qui est loin d’être un exemple isolé. Enfin Mikyx, considéré comme le support le plus talentueux d’Europe, est un adepte du jeu agressif et s’expose donc à des représailles en cas d’échec. Mais tous ses problèmes ne seront peut-être pas les plus importants à gérer en début de Split, car il faudra avant que tout que G2 s’occupe Perkz et de son changement de rôle.

 

 

Perkz n’est pas (encore) un Carry AD

 

Midlaner le plus complet, joueur très doué et seul rival potentiel de Caps en 2018, Perkz n’est malheureusement pas un ADC. La plupart des joueurs professionnels sont mécaniquement capables de jouer la vaste majorité des personnages du jeu occasionnellement en SoloQ, mais cela reste très loin du niveau de maitrise nécessaire pour les incarner sur scène. Certes le joueur croate a, par le passé, été performant sur Lucian, Kai’sa et Xayah, mais c’était dans la situation très spécifique d’une funnel comp. Dans ce cadre-là, il est plus aisé de jouer un Carry AD, puisque le principe est d’accumuler l’or sans prendre de risque, tout en étant accompagné d’un support, et d’attendre d’avoir trois objets avant de vraiment passer à l’action. Si le cas de Lucian est différent puisqu’il a été joué sur la midlane par le passé, le personnage est un hybride entre le mage et l’ADC, et était surtout utilisé comme counter à des personnages tels qu’Orianna ou Galio. Sans compter que le Lucian de Perkz a longtemps était considéré comme un meme, tant le joueur n’était pas performant avec.

Et que ce soit dans le cadre d’une funnel comp ou d’un counterpick Lucian sur la midlane, un élément très important était amputé du jeu de Perkz : la phase de lane. Dans le premier cas, elle était tout simplement supprimée, le but étant de passer le moins de temps en lane pour farmer la jungle, dans le deuxième il s’agissait d’un counterpick en un contre un. Désormais, c’est en deux contre deux que l’ex midlaner va évoluer, et, à en croire les premiers retours et ses statistiques en SoloQ, ne semble pas s’être acclimaté à son nouvel environnement, que ce soit dans la gestion des vagues de sbire, les gains d’expérience, les rapports de force, etc… S’il aura un énorme avantage sur ses homologues grâce à sa capacité à jouer des mages (Vladimir, Cassiopeia, Neeko), à l’heure actuelle Perkz ne semble clairement pas en mesure de rivaliser avec les meilleurs de la ligue à son poste (Rekkles, Upset, Hans Sama, Attila) sur des champions plus classiques.

 

Team Vitality, un roster qui a fait ses preuves et qui pourrait poser problème à G2

 

 

Des rivaux déjà prêts

 

Dans l’ordre des favoris, après G2 Esports, se placent souvent les deux équipes qui ont participé aux championnats du monde, à savoir Fnatic et Team Vitality. Ces dernières ont également en commun de n’avoir opéré qu’un seul changement dans leur effectif titulaire durant l’hiver (sOAZ était devenu le remplaçant de Bwipo) : Nemesis pour Caps et Mowgli pour Kikis. Si leur intégration n’est pas garantie, elle nécessitera moins de travail que de devoir reconstruire un effectif où trois des cinq joueurs ont été modifiés (Caps, Perkz, Mikyx). La synergie préexistante chez Fnatic ou Vitality sera un atout non négligeable en ce début de saison, d’autant plus que la méta qui se dessine en LCK et en LPL reste très proche de celle du mondial auquel les deux structures ont participé. De plus, la plupart des formations ont réussi à construire des effectifs talentueux (Origen, Splyce, Schalke 04, Misfits) qui ne seront pas des adversaires faciles même si, à l’instar, un temps d’adaptation devrait être nécessaire. La plupart des rencontres devraient être disputées et la moindre défaite coûtera cher dans la course aux Play-offs. Surtout qu’avec un tel recrutement et le rôle de méchant, toutes les équipes voudront battre G2 et se prépareront en conséquence.

 

 

En conclusion oui l’effectif de G2 est extrêmement talentueux et oui il pourrait aisément dominer la nouvelle ligue européenne. Mais ce que l’histoire nous apprend c’est que développer une synergie ne se fait pas du jour au lendemain et qu’un ensemble de joueurs très forts n’est pas la garantie d’un groupe à la hauteur de ses individualités. Dire qu’aujourd’hui, après tant de changements et d’interrogations, l’organisation d’ocelote est favorite semble être précipité et pas tout à fait exact au vu des forces en présence. Mais la donne pourrait changer d'ici quelques semaines ...

 

Par ZlatanOvic, le 18/01/2019

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